Bagarre Générale : L’émission – Décembre 2019

Regardons-nous en face : nous sommes… de Foutus Irréguliers.

Hum, pardon… Sans convoquer plus avant les philosophes : nous revoilà encore, selon des délais dont les aléas ont le secret, en équipe réduite, sans thématique cette fois, avec seulement un morceau chacun. Et coïncidences ou pas : d’entités Typiquement Irrégulières on vous parle, de fait, cette fois – dans tous les sens qui se sont présentés, au fil.

De Trap newyorkaise, déjà – sans réussir (ou chercher ?) à trancher si dans le genre, le bruit est une anomalie ou une nouvelle norme ; si la défonce et la déréliction sont devenus des arguments de vente mainstream plus ou moins qu’auparavant ; si ça reste underground ou pas, d’ailleurs, vu qu’on n’a pas les chiffres de ventes sous les yeux – et puis, non-plus, pas ceux des écoutes en streaming et téléchargements.

D’indus prolétarienne, ensuite – et en effet, ce n’est pas si fréquent, quand on y pense ! Ni de durer autant, venus de là – sans changer l’angle dur de l’attaque mais en variant les formes. Et croyez-le ou pas : ça tabasse encore – avec ou sans Thatcher à éreinter (de bonne guerre ?) comme en leurs débuts ; mais eh… Vous êtes vraiment certains que c’est mieux, ce qui se profile ?

De quelque chose qui n’est peut-être plus du jazz – mais est-ce du free, au moins ? Et puis la mutation, n’est-ce pas elle là-dedans, qui fait vivre encore l’esprit ? L’Esprit, même, puisqu’on parle ici dune aïeule et de ses mannes – mais concrètes, très au-delà des histoires de guéridons qui tournent ; d’héritage et de son dépassement, comme chez d’autres, d’une créolité qui ne ressasse pas mais use de toutes les traces, marques laissées sur les lieux et les chairs – comme au Quatrième Siècle chez Glissant (Édouard de son prénom) mais plus au nord, de part en part d’un continent une fois plantés là les déplacés (doux euphémisme), migrations, poursuites, carrières… Changements rien sans démordre, là encore.

De metal végan, enfin – venu de loin, celui-là aussi, dans le temps ; et  pourtant – décidément – pas bloqué sur le son de son siècle d’origine, d’un quelconque âge d’or. Et puis d’ailleurs – où serait l’or dans les chaînes d’abattage ? Les tueurs eux-mêmes, au bout, y survivront-ils ? Et nous, en tant qu’espèce ? Eh bien… Ceux-là, en tout cas, ne sont pas des plus optimistes ! Leur tumulte, lui, n’est pas mort…

On vous laisse là-dessus, allez – en cette année déjà bien entamée où on vous l’a lâchée, la tranche. On y retourne cette fois très bientôt – et la prochaine ce coup-ci thématique. Et dites-voir… Y’a des chances que ça ne tape pas moins d’azimuts.  

Bagarre Générale

3 Comments

  1. Erratum as usual (c’est qu’on en raconte des conneries) – Si Igorrr a bien contribué à l’intro du morceau du Cattle decapitation, celle-ci est essentiellement l’œuvre de Riccardo Conforti, des italiens de Void of Silence (un groupe recommandable dans mes souvenirs, mais ces souvenirs datent).

  2. Merci de m’avoir cité en filigrane, moi et mon humour intarissable : J’ai désormais eu mon 1/4 d’heure de gloire et je peux mourir l’esprit serein ce qui n’est pas rien par les temps qui courent !
    Bravo aussi pour cette émission en comité réduit, anticipatrice au possible d’une crise à venir et finalement , citoyenne comme il n’est pas permis.
    Je vous laisse et vais m’écouter la suite.
    Bisous ou pas.

    • Nous t’en prions… Notre numéro commence à bien rouler.

      Connerie à part, bonne suite d’écoute, et merci de ton retour.

      (PS : et tu crois pas si bien dire… la prochaine aka « la spéciale B.O. » aka « l’émission maudite », on a dû encore la repousser pour cause d’avarie technique puis une fois de plus pour… les raisons dont tu te doutes sûrement).

      On vous dit à… Dès qu’on pourra, donc !

      Des bises-mais-façon-de-parler à toutes/tous, oui.

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